Sans frigo

Les tiroirs de mon frigo ne sont pas mes amis.

A chaque fois c’est la même chose, je reviens de l’épicerie, je range mes légumes bien comme il faut dans les tiroirs pour qu’ils se conservent le mieux possible. 

Puis le trou noir/espace/temps/intergalactique, 1 semaine après, il restera toujours 3 carottes ou un poireau en piteux état.

 

Alors comment faire pour moins gaspiller? Comment faire pour ne pas oublier systématiquement des aliments dans le frigo?

C’est en me posant ces questions que j’ai commencé à me renseigner sur la conservation des aliments sans frigo. Et ma fois, je me suis prise au jeu! J’en suis même venue à me demander si cette grosse machine (encore plus énorme en Amérique du nord qu’en Europe) était vraiment nécessaire?

[Bon, pour dire vrai, je ne suis pas encore prête à m’en séparer, je tiens trop à ma crème (les habitudes normandes sont coriaces)! Mais tout de même, je me suis rendue compte qu’on ne se pose pas la question, c’est un reflex de posséder un frigo chez soi: avec le poêle et l’évier il fait parti du trio de base dans une cuisine.]

Le MONDE insoupçonné de la conservation sans frigo s’est alors ouvert devant mes yeux. En 2015 j’ai commencé mes recherches et c’est cette année, en 2017, lors d’une visite au festival zéro déchet de Montréal que je suis tombée sur, à ma connaissance,  le premier livre sur le sujet (Notre aventure sans frigo…ou presque, de Marie Cochard, éditions de l’homme). Je suis allée dans les bibliothèques, dans quelques librairies, sur internet et je suis tombé sur plusieurs projets et explications.

Ce que j’en ai retenu? Le réfrigérateur peut donc être un propagateur de gaspillage. En effet, on se dit que grâce à la fraîche température, il n’est pas nécessaire de consommer nos aliments rapidement. Mais notre frigo n’est pas magique… De plus, beaucoup de nos aliments ne devraient pas être conservés au froid et par habitude, tout y passe. Et bien sur, le frigo consomme beaucoup d’énergie.  Bilan: on ne réfléchi pas assez à l’impact que peut engendrer le dépôt d’un aliment dans ce gros bac de froid connecté au mur.

Je me suis alors concentrée sur l’idée de pouvoir toujours avoir un œil sur les aliments afin d’éviter la phase critique de l’oublie. C’est à partir de cette idée et de principes anciens de conservation que j’ai dessiné l’îlot de cuisine En 3 coups d’pédale à pot (et il en existe tellement à tester que la promesse de projets se fait entendre!)

Au jour d’aujourd’hui, je continue les recherches, et j’espère réussir à apprivoiser mes habitudes et m’en faire de nouvelles. Peut être qu’un jour, le vrombissement du frigo cessera de bourdonner dans mes oreilles!

Je me rend compte que lorsque l’on commence à appréhender la « consommation responsable » (ou tout simplement une consommation respectueuse de l’environnement et de notre corps), tout s’imbrique et la logique se crée doucement. Ça prend du temps, surtout pour vaincre de vielles habitudes ancrées, et aussi quelquefois pour faire comprendre la démarche à des proches (je le sais d’autant plus que je pars moi-même de loin!) Mais pas de panique, une fois élancé, la route est très agréable et pleine de trouvailles!

Un petit questionnaire à tester pour aider à se positionner dans tout ça: Quel type de consommateur êtes-vous?


 

Quelques pistes pour en apprendre plus sur le sujet:

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