Vrac

Avez-vous remarqué que fleurissent un peu partout des boutiques ou épiceries dites « zéro déchet »?

Le maître-mot: Vrac.

Mais pourquoi tant de haine envers les emballages? Car finalement, nous les aimons ces emballages. Ils nous permettent d’être certain que personne n’a touché directement au produit que nous achetons. Les aliments sont toujours beaux sous pellicule plastique, aucun poc, aucun bleu. Nous sommes séduits par la qualité du matériau, de sa couleur, de son esthétisme, son ergonomie…

La consommation à la Mad men (vendre un produit non pas pour ce qu’il est mais pour l’image qu’on veut lui donner, et surtout vendre à tout prix!) est encore d’actualité. On aime ça les emballages, c’est comme ça.

C’est comme ça?…Pas tout à fait. La tendance est au choix écoresponsable. On se pose donc plus de question sur les conséquences de nos déchets et les artisans réussissent à trouver des solutions alternatives esthétiques et compétitives. Les épiceries commencent elles aussi à remettre leurs bases en question.

En 4 ans, j’ai déjà pu constater une évolution à Montréal. De 2013 à 2015, je découvrais l’engouement autour des marchés et boutiques d’artisans locaux. C’était vraiment épanouissant de voir toute cette communauté d’artisans qui avaient autant de visibilité et d’attraction! C’est toujours la cas d’ailleurs et ça fait chaud au coeur de voir tous ces gens qui interagissent, posent des questions aux artisans, veulent savoir où et comment tel objet a été fait. La conscience du « consommer local » était déjà installée.

Depuis 2015-16, j’ai concrètement vu des épiceries comme Loco, Méga vrac, Vrac et bocaux, mais aussi Vin en vrac ou Animal vert (pour les animaux de compagnie), ouvrir leurs portes. Il existait déjà des parties de certaines épiceries où nous pouvions acheter des épices ou graines en vrac (ainsi que quelques « légumes moches » en rabais). Mais dans le cas des nouvelles, c’est tout le concept de l’épicerie qui est devenue « zéro déchet »! Elles contribuent à faire passer l’idée de repenser nos choix de consommation en mettant en avant la notion de « vrac » mais aussi la proposition de solutions pour réutiliser des objets jetables (bouteilles,sacs de tissu, tissu cirés de conservation…). Sus aux contradictions! Tout va ainsi dans le même sens, on est accompagné.

Le but du vrac: réduire les emballages en apportant nos propres contenants, mais aussi réduire les coûts. Donc pour le même prix qu’en épicerie classique, nous avons des aliments de meilleure qualité, souvent bios et locaux. Les prix de certains aliments peuvent être plus élevés que chez maxi ou métro, mais ils sont alors issues du commerce équitable (comme le café par exemple). C’est donc encourager le travail justement rémunéré partout dans le monde et contribuer au développement durable. D’une épicerie « zéro déchet » à l’autre, les prix peuvent varier un peu, mais concrètement, nous tournons toujours autour du même prix/kg. 

[En Suède, ils vont encore plus loin en ouvrant une galerie commerciale 100% recyclage : retuna aterbruksgalleria. À suivre…!]

Il y a environ 2 ans, je me renseignais sur les paniers de légumes disponibles à Montréal (j’approfondirai ce thème dans un prochain article). On m’a alors parlé d’un groupe d’achats d’aliments biologiques et écoresponsable en vrac : Nousrire ! D’après mon expérience, c’est vraiment une des meilleures opportunités de consommer mieux et moins cher. Les buts de ce groupe sont à la fois très simples, efficaces et très sensés:

-Le partage 

-De la nourriture biologique en vrac

-Payer le juste prix de cette nourriture

Les commandes sont aux  2 mois, ce qui oblige à prévoir nos besoins et ce n’est pas plus mal! En prévoyant nos achats, on commence à entrevoir nos prochains menus. Et en prévoyant nos menus, nous sommes alors moins tentés de céder à des achats spontanés et compulsifs au supermarché, un jour de non-créativité culinaire. Achats qui pourraient se retrouver en phase terminale au fond du frigo quelques semaines plus tard!

Le jour de la « cueillette » on amène nos contenants et des bénévoles nous les remplissent. Un conseil: les sacs en tissus sont plus pratiques que les bocaux en verre car moins lourds et encombrants pour le transport.

Avec toutes ces possibilités d’acheter en vrac, l’idée des Distributeurs est arrivée et nous (collaboration avec Enora Billard) a paru tout à fait d’actualité. Le message d’acheter en vrac tout en utilisant un contenant fabriqué localement, et ce pour toute la famille, nous a séduit!

C’est tellement agréable de comprendre que l’on peut combiner éthique et plaisir! Et « bien manger, c’est le début du bonheur »! (Un bon slogan non?)

Cette démarche est de plus en plus véhiculée, comprise, acceptée et appliquée par la majorité des individus, j’ai bon espoir, continuons comme ça!


Si l’on veut se faire livrer (Montréal+rive sud) tout en gardant cette démarche : Vrac sur roues est à tester!


Et pour ne pas perdre de vu notre impact dans tout ça:

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