Cuisiner

Le temps: une grosse contrainte qui rythme nos vies quotidiennes.

« J’peux pas, j’ai pas l’temps ». « Ça m’tente pas, pour une fois que j’ai un moment tranquille j’veux en profiter… »

On ne peut pas le nier, 35 ou 40h/semaine, ça rince. Et quand on se retrouve chez nous après une journée de travail, on n’a pas forcément l’envie ni la motivation de mettre en pratique toutes nos bonnes résolutions.

Donc si on veut changer notre manière de consommer, ça veut dire s’adapter et adapter une partie de notre temps à notre but. C’est revoir notre quotidien et réussir à le prendre ce temps, à le redécouvrir et à y prendre du plaisir (sinon ça marche pas!).

C’est évident que chacun de nous a ses propres contraintes personnelles et c’est impossible de trouver une solution miracle, bonne pour tous. C’est pour cela que la démarche passe par un travail individuel, un minimum d’organisation et de volonté (peut-être passer moins de temps devant des séries, vidéos youtube, fil d’actualité facebook..ou autre activité chronophage?). Et surtout y aller à son rythme.

Quand nous n’avons pas fait quelque chose, au lieu de dire « je n’ai pas eu le temps », assumons notre part de responsabilité et reconnaissons plutôt: « Je n’ai pas pris le temps ». Car en réalité, nous avons choisi de faire autre chose. Cette petite exigence vis à vis de nous-mêmes permet de ne pas oublier que ce que nous faisons, ou ce que nous ne faisons pas, est la conséquence de nos arbitrages : ce sont nos choix.[…] Oui il est possible de vivre avec son temps tout en prenant le temps de vivre. De renouer avec l’essentiel et d’en retrouver le sens. De faire des choix forts, singuliers, assumés.

Extrait de Choisir de ralentir, Nelly pons

Nous ne sommes pas des êtres parfaits, alors il semble inutile de placer la barre trop haut au début. Il faudra laisser le temps apporter sa part de travail (non mais!).

[Pour ma part, je me donne pour but de m’informer puis de faire des tests. Une information qui mène à une idée mène alors à une expérience. Une expérience, ça prend du temps. Mais j’aime l’idée de me prendre ce temps pour expérimenter un intérêt. J’ai l’impression alors que ce temps que j’ai pris va me revenir d’une manière ou d’une autre, c’est comme ça que l’on apprend. Plus on expérimente, plus on pratique, plus l’action devient facile et rapide. Et alors, notre temps, on le retrouve!]

Je vous l’accorde, tout cela est un peu général…

Le fait est que je souhaite évoquer ici un besoin de base par le biais de la contrainte temps: se nourrir. Si on fait le lien entre manger et notre temps, on trouve (roulements de tambour…) l’action de cuisiner! Et ce n’est pas forcément une activité pour laquelle on a envie de passer le plus de temps!

Alors en réalité, que nous apporte le fait de prendre le temps de cuisiner sa propre nourriture?

  • Gérer ce qu’on ingère! En choisissant nos ingrédients, où on les trouve, et qui les fabrique, on garde le contrôle sur ce qu’on mange, la fraîcheur et la qualité. On est impliqué, on se réapproprie notre besoin de base. De plus, on peut ainsi encourager des producteurs locaux.
  • Manger à moindre coûts. Entre un plat préparé d’une qualité X et le même plat fait maison de la même qualité, le prix ne sera pas le même. Cuisiner réduit donc considérablement les coûts, et encore plus si l’on achète en vrac ou en gros.
  • Faire ses stocks. Et justement, si l’on achète en gros, on peut alors cuisiner une grosse batch d’un seul coup! Ainsi, on se crée un stock (bocaux, congélateur…) de nourriture où l’on pourra venir piocher plus tard.
  • Varier les plaisirs. En commençant à cuisiner, on se met souvent à chercher de nouvelles recettes, ne serait-ce que pour changer de menu. En tombant sur de belles découvertes, cela peut nous donner envie d’en chercher d’autres et de tester de nouvelles saveurs tout en apprenant à les utiliser.
  • Limiter les déchets. Tout est question de lieu d’approvisionnement et de choix. Du même coup, on peut réduire notre gaspillage alimentaire (en utilisant toutes les parties comestibles d’un légume pour différentes fins par exemple).
  • Faire une activité à plusieurs. Cuisiner peut aussi être l’occasion de partager une activité familiale ou même avec des amis. On s’installe tous devant une table et c’est parti!
  • etc.

Pour encore plus me motiver à cuisiner des légumes bio de saison, j’ai testé plusieurs sortes de paniers à Montréal. Equiterre est l’organisme qui m’a le plus convaincue! Il y a beaucoup de points de cueillette et les fermiers participants ont tous des valeurs communes. Il est même possible de s’abonner à des paniers d’hiver qui proposent une variété intéressante de légumes.

Plus la peine de chercher des légumes de saison/locaux/bios dans une (ou des) épicerie(s) X, on fait directement affaire avec un producteur du coin! En plus de connaître ses valeurs et sa manière de cultiver, il nous propose directement une sélection de sa production de saison. C’est donc en fonction des légumes reçus hebdomadairement que l’on détermine nos menus.

Un panier de légumes de saison, ça veut peut-être dire: tomber sur des légumes inconnus! Le but est alors d’aller se renseigner sur comment les cuisiner, trouver des recettes! On en revient à « prendre le temps », n’est-ce pas? Une fois que l’on a testé des recettes qui nous plaisent, on connaît l’originalité des-dits légumes, on s’enrichit de nouvelles connaissances et compétences!

C’est dans l’optique de rendre pratique et ludique la cuisine chez soi que j’ai travaillé sur le projet L-aimanterre. J’ai voulu proposer une déclinaison du porte-couteaux qui serait esthétique, personnalisable (suivant la grosseur de ses couteaux) et du même coup un brin ludique! Eh oui, un bon couteau bien aiguisé fait toute la différence, même devant une simple tomate!

Alors à nos couteaux! 


Si un besoin de coup de pouce se fait sentir, pour s’y mettre, pour de l’accompagnement, ou pour la découverte, il existe de plus en plus de solutions!

  • U-main: kits pour fabriquer du fromage chez soi! Une belle expérience à vivre et re-vivre et une alternative géniale pour changer des fromages hors de prix de ton épicerie!
  • À dévorer : des kits prêt à cuisiner, composés de bons produits et qui luttent contre le gaspillage alimentaire
  • Food du coin: livraison de lunch santé des restaurants du coin

.Idées de Paniers de légumes à Montréal:


    Propositions de petites lectures sympatiques:
  • Le charme discret de l’intestin, tout sur un organe mal aimé, Giulia Enders, aux éditions Actes Sud
  • Choisir de ralentir, je passe à l’acte, Nelly Pons, Actes sud/Kaizen

2 commentaires sur “Cuisiner

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